Tous azimuts

15 octobre 2006

Que le débat commence

Ca y est, la parole est à nous, on va pouvoir décider de quelque chose et pas des moindres : décider qui va être notre candidat à la présidence de la République. En plus on a le choix ! Trois noms, trois profils, trois carrières, trois plausibles possibles.
On peut quand même s'interroger : 200 000 personnes qui décident pour combien d'autres qui pourraient aussi être parmi nous, mais faut dire que l'engagement politique parait tellement être hors de notre temps ...
Alors on se raccroche aux sondages, à l'image qu'il est donné de nous sauf que les sondeurs ne savent pas qui est dans quoi, bref ils n'ont pas le fichier.
Trois noms plausibles, et chacun de ces trois y va de son comité de soutien et la déferlante du questionnement "et toi tu es pour qui?" bat son plein. Listes des élus, de ceux qui ont leur poids d'influence dans les sections circulent via le net. Les réunions se font dans les cafés pour organiser la riposte, trouver les arguments et toujours compter, compter.
Certes quelques uns discutent, s'envoient des messages, des réflexions personnelles, décrivant les doutes, les incertitudes mais aussi les raisons, leur volonté de voir plutôt un tel que tel autre.
Un peu de respect, mais le moindre écart attire la virulence des mots.
On peut craindre la déchirure, les anathémes, les blessures qui ne se refermeront que dans des années. faisant à vie des fabiusiens, des strauskaniens et de ségosistes. D'autres cherchent, épluchent les textes, décrivent les différences et font un travail sur eux-mêmes !
Et toi Francis ? Tu causes , tu causes mais t'es pour qui ?
Je suis pour Strauss-Kahn, je suis persuadé que le débat à venir est sur l'économie, la redistribution, le chomage, la formation, le logement. Dans ce débat il faut du recul, de l'expérience et une vision.
Quand on met en avant la sécurité, les immigrés, les gens réagissent avec leurs tripes. Nous ne sommes plus dans la raison mais dans l'affect, dans l'image télé, dans le ressenti et ça pue la défaite.
Face à Sarko, Le Pen et De Villiers faut du tonus, des convictions, du poids et Ségolène me parait fragile ébranlable dans ses convictions, et Fabius trop lisse trop calculateur.
Voyez nous sommes dans le ressenti, dans la méthode et peu sur le fond (un projet pour tous, tous pour le projet !).
Chacun essaye de se différencier, à chacun de trouver le meilleur candidat pour la France de demain.

2 Comments:

  • Que tu soutiennes DSK est ton choix, mais pour moi il est beaucoup trop à droite (ne pas oublier que c'est lui qui a supprimé l'impôt sur les stocks-options)De plus il a dit qu'il n'appliquerait pas certains points du projet, ce qui est inadmissible.
    Pour moi ce serait Fabius, mais pour être utile ce sera Royal, sachant qu'Hollande est derrière.
    Louis Baudeloche Section PS de Chinon (37)

    By Anonymous Anonyme, at 09:03  

  • bravo francis entièrement d'accord avec toi
    Dommage que DSK ce soit laissé enfermer dans une logique de parti
    et je sente parfois obligé à la langue de bois socialisme
    c'est un vrai social démocrate avec une connaissance rélle de la vie economique ,et donc un projet adapté à notre société
    Malheureusement il ne sera pas désigné
    On peut d ' ailleurs sourire quand on voie ces elus qui etaient avec lui il y a moins d'un an et se se tournent vers segolene , histoire de se trouver dans la bonne ecurie presidentielle
    Ce parti est desesperant
    Patrick JACQUET

    By Anonymous Anonyme, at 21:10  

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